J'y arrive plus.


AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH.
Vraiment pas. J'arrive pas à me concentrer, à travailler.
Je suis ailleurs. En juillet. Les résultats, le déménagement, les fêtes, la réunion d'accueil en prépa... Les vacances!
Mais putain. Le bac c'est dans 5 jours et j'arrive pas à m'y mettre. OUPS.

Je m'en fous en fait. Mais pas assez pour arrêter de m'en vouloir parce que je glande rien.



JE SUIS PRISE!

Dans 3 mois je serais hypokhâgneuse!!!

This is the story of Juliet and her Romeo

GÉNIAL.
C'était génial. Tant de monde, de lumières, de cavalcades, de costumes... De scène. J'adore la scène. J'ai adoré ce spectacle. Romeo and Juliet en bilingue. Great.
Un Romeo hippie, une nourrice exaltée, trois Juliettes. Un Mercutio divin, un p'tit page qui s'en est pris plein la tête, un Tybalt bariolé.
Waouh.
Deux jours avant le spectacle, la plupart des scènes n'étaient pas prêtes, le texte non su et personne ne connaissait l'enchainement de la pièce. Le chant final était un fiasco.
Et puis en fait...
C'était génial. Incroyable. Je ne sais pas vous, mais moi je me suis éclatée sur scène. J'ai adoré faire cette nourrice dévergondée et ce petit Baltazar paniqué. J'ai adoré me glisser dans la peau des personnages. J'ai adoré parler en anglais. Ce n'est pas que Shakespeare dans la langue que j'ai découvert cette année. C'est aussi une passion pour le théâtre.
Être sur scène me rend heureuse. Je dois avoir ça dans le sang.

And sympathie is what we need my friend, cause there's not enought love to go 'round

Et voilà. Une fois de plus je viens sur l'ordi pour bosser. Je viens de me refaire la liste complète de touuus les blogs (hypo)khâgneux que je suis depuis un an. C'était plus fort que moi. Les admissions sont dans 4 jours. J'ai pas pu m'empêcher de relire l'intégrale du blog de Camille. Celui de Kams. Et de Paul. Voilà voilà. Je suis allée voir les articles sur le bac, APB, les résultats, les listes de lecture, etc sur pleins de blogs différents. Tout ça parce que bientôt, peut être, ce sera moi qui écrirait ces articles avant ma rentrée. En fait, ce post aura l'air bien stupide si dans 4 jours j'apprends que finalement j'ai même pas été selectionnée! 
Et puis ce bac! Tellement flou et lointain dans mon esprit! Pourtant je fais semblant de réviser! Je relis la litté. Je regarde de loin mes fiches de philo entassées sur un coin de mon bureau. Et puis... Non en fait c'est tout. Je révise pas sérieusement parce que finalement j'en ai pas grand chose à foutre de ce bac. Je me rends compte qu'il ne vaut pas un tel remue ménage. Et puis il est si loin! (que l'abruti qui a dit "ouais, 'fin 10 jours quoi..." se taise et sorte!) En fait je visualise pas du tout. J'ai des flash de l'an dernier, le bac de maths, toussa. Mais je me vois pas composer en anglais (encore moins en allemand), pas plus en philo. Avec Suzon, on prévoit les résultats, on se voit devant le panneau d'affichage à chercher nos noms, mais avant, la semaine du 17 au 25 juin, gros blanc. Je vois rien, je me prépare pas, je m'en fous. Et j'arrête pas de dire aux autres qu'il faut bosser. 
Tant pis. Pour cette semaine je préfère le théâtre et la danse. J'attends que ma voix revienne. Je flippe plus de commencer "Sympathie" un ton au dessus que d'improviser mon oral d'art.
J'veux pas oublier mon texte. J'veux que mes ampoules guérisses.
J'veux être prise en hypokhâgne.

La sculpture est le corps, mon corps est ma sculpture.

Si je dois retenir une chose de mes années d'art, ce sera son oeuvre.
Si je dois tout oublier de cette spé, je retiendrais son nom.
Si je dois garder une seule sortie, ce ne sera pas la Fiac, ni le musée d'Orsay. 
Ce serait Beaubourg, en 2008. Ma première approche de Louise Bourgeois.


Parce que son oeuvre déroutante me fascine, parce que sa façon de traiter la sculpture a révolutionné la 2° moitié du XX° siècle. Parce que je ne pensais pas pouvoir être autant touchée par une artiste (surtout en seconde) qui travaille sur des projets aussi délirants.
Parce que les araignées m'ont toujours effrayées alors que devant ses femmes-maisons, ses arachnides gigantesque ou ses poupées de femmes enceintes atrophiées, je me sens bien.
Parce qu'il fallait sa mort pour que je me rende compte à quel point cette artiste est la plus importante que j'ai découverte.


Merci Louise.
Merci beaucoup.