Chaque joie est un gain, et un gain est un gain, si petit soit-il.




Je ne pensais vraiment pas que voir une boite de pansements anti-ampoules sur mon bureau me rendrait si heureuse.
C'est fou non?

Où l'on se pâme devant un agenda neuf et où les lectures estivales nous inspirent de nouveaux titres


J'ai envie de rentrer.
De reprendre les cours.
De commencer cette fameuse année sans aucune matière scientifique.
De tester les cours de philo.
De voir si j'ai progressé en anglais et si je suis capable de suivre des cours LV1.
De connaître la nouvelle prof d'art et celui de musique.
De donner des cours de soutien.
De me prouver que je suis capable de travailler. Et de le faire.
D'user mes deux nouveaux agendas et mon bloc de feuilles neuf.
De rigoler sur la philosophie Platonienne et d'avoir des débats sur la légalité du rire chez les dominiciens.

Où l'auteur(e?) se plaint des durs aléas de la vie et de ses décisions sportives.


Ca fait quelques jours que je suis rentrée, officiellement 3 jours que je fais du sport. Méfiez vous du sport. Au bout d' 1h30 de marche rapide et de retour chez moi, j'avais une énorme ampoule fichée au milieu du talon, rouge, flasque et sanguinolente. Et bin croyez moi ou pas: les ampoules ça fait mal. Et j'en ai eu la nette confirmation hier.
Car non découragée par ce pitoyable (mais douloureux) bobo, j'ai décidé, au milieu de ma folie pré-rentrétale, d'aller courir une heure, de 9h à 10h. Quelle erreur ce fut! Enfin non. En fait, à ma grande surprise, c'était même plutôt cool. L'erreur c'était surtout d'avoir mis des chaussures pourries. Parce qu'en rentrant, j'avais légèrement mal au pieds droit, au pouce plus précisément (le même pieds que l'ampoule de la veille bien sûr, hein! Sinon c'est pas drôle!). Ah oui, les deux énormes ampoules ouvertes que j'ai découvertes sur celui-ci m'ont plus ou moins éclairées sur la raison de ce mystèrieux mal...
Enfin! Du coup ça m'a donné un prétexte pour me faire racheter des chaussures! (Y a toujours un point positif dans toutes choses ^^). Je suis donc propriétaire de deux très jolies paires de baskets dans lesquelles je ne peux pas rentrer. Pratique n'est-il pas?

Moi je crois que je vais me remettre à la corde à sauter...


P.S:  J'allais oublier les formidables courbatures que je découvre à des endroits insoupsonés de mon beau corps gracile... 

Où il est question de moutons punk, de brouillard et de Guinness


"Alors Sarah? Qu'est ce que tu nous a rammené d'Irlande???
_ Erf... Bin... Des tampons?
_ Ah. Euh... Merci"

Un matin je me suis réveillée, à moitié sonnée, à midi moins le quart. Et d'un coup tout m'est revenu en mémoire: les voitures qui roulent à gauche, les panneaux en gaelic, les enfants en uniformes!
GLOUPS!
J'étais en Irlande.
A Kilflynn, dans le Kerry.
A 100 m du resto du meilleur ami de ma mère qui m'accueillait cette semaine là.
Du coup je me suis levée en faisant le moins de bruit possible pour essayer de pas trop réveiller Lilou. En bas y avait Simon, comme d'hab. Le boulot de garçon au pair ça commence un peu avant midi... On s'est pris un café, on a parlé d'avenir et Caherine est arrivée. Catherine c'est la femme du meilleur ami en question (Vincent). Quand les enfants se sont levés on est allés au restaurant pour se faire un pique nique et on est partis faire une balade au bout de l'€urope.
Au lac d'Anascaul on s'est arrêtés pour manger. WOUAHOU. Je pense que c'est à ce moment précis, quand j'ai vu ce lac et ces cols sous la brume, que je suis tombée amoureuse de l'Irlande.
Lilou a grimpé dans un arbre et 2-3 secondes plus tard, je la ramassais, coincée entre l'estuaire du tronc d'arbre, le dos écorché et les plaies à vif. Heureusement, super Simon était là, muni de ses 12h de formation et son AFPS en poche. C'est à ce moment précis qu'on a réalisé que les trousses de First Aid anglaise ne sont PAS constituées pareil que celles de France et qu'accessoirement, elles sont nulles.
On a fini par partir, Vincent ne voulait pas nous dire où. Et puis d'un coup, on était au bout du bout de l'€urope. Le plus à l'ouest possible. Slay Head. Une grande ile recouverte de brume, entourée de paturages presque fluo et de moutons punk. Au pieds de la presqu'île, en contre-bas du village, il y avait un grand mur de pierres. Des centaines de petites pierres plates entassées les unes sur les autres. On a trouvé l'endroit parfait pour faire un shooting. Sur le retour, on a du traverser un ruisseau qui courrait sur la route, et on roulait toujours à gauche. On s'est arrêtés dans un pub et on y est restés tellement longtemps que j'avais l'impression que le temps s'était arrêté avec nous. Quand on est sorti après quelques Guiness et 7up, il était 21h30. On a croisé quelques moutons qui rodaient sur la route... J'avais l'impression d'être revenu deux siècles en arrière. En rentrant, y avait des français au resto, alors on est restés manger des pâtes et discuter avec ces représentants de la communauté hexagonale autour d'une crêpe au caramel beurre salé.






Rhoooo. Je suis encore dans un bordel pas possible! Ca devient de pire en pire: mes différents sacs et valises s'entassent en attendant qu'une apparition divine (en l'occurence, moi) vienne se bouger un peu pour ranger ce vaste gouffre sanguinolant de bouquins trop lus et de lettres froissées qui est sencé me servir de chambre.

Bon. Je suis arrivée à St Dié après l'anniversaire de ma soeur et un long périple dans un TGV à écouter les beatles et blind melon (ce qui a donné lieu à une reflexion intense sur l'origine du mot melon dont je vous épargnerais l'ennuyeuse déblatération). Evidemment je t'ai sauté dans les bras presque en pleurant de bonheur... Et oui, 24 jours, c'est long. Après une journée de glandouille, d'adaptation au climat (et oui! La chaleur des Vosges, c'est autre chose que la Bretagne) et de baignade, on est allés, le 3° jours, visiter St Dié et son super Musée. Il y avait des uniformes qui allaient de 1945 à 1820 (oui, on a fait la visite à l'envers) et une alarme qui en a fait paniqué plus d'un! Et c'est sans compter le bouton magique...


"Tu veux VRAIMENT appuyer là dessus?
_ Bin ouais! Ca va être marrant!
_ Bon... Bah je me mets un peu plus loin alors..."


[...]


bzzzzzzz

"C'EST TOUT????"

Le lendemain, on a fait la Pierre de Lettre/L'être/L'hêtre/Laitre (choisissez la version que vous trouvez la plus poétique). Seuls. Alex et moi. Cette superbe balade a donné lieu à des sauvetages improvisés : "Sarah? T'es encore tombée là???" et surtout à un débat culino-éducatif de 4h30 à 627 m de hauteur. Que voulez-vous, chacun ses loisirs! Le 2 août, on est allés à Strasbourg, devorer des bretzels et visiter la cathédrale. Dommage qu'on ne puisse pas se marier dans cette église quand même... Mine de rien (ou presque) ça en jette! L'horloge astronomique ne marchait presque pas mais elle était grande alors ça allait. Quoi qu'une grande horloge qui sert à rien, c'est encore pire qu'une petite... Bref. Y avait aussi l'argent de poche des prêtres dans un grand trou avec une grille dessus. Un vrai trésor. Je pense que quand le clergé veut se faire un bon gueuleton, ils piochent là dedans. En rentrant de Strasbourg, on a traversé quelques bleds d'Alsace. Entre Schweighouse-sur-Moder, Pfaffenhoffen et Rosheim, on percevait vaguement la tendance germanique! On a fini par dévorer une Flammenküche avant de retourner se pieuter.
Quelques jours plus tard, alors qu'on regardait paisiblement
Les Visiteurs, on a été raflés pour une balade à but géocachien. Les sandwichs jambon-munster-tomates-vin blanc ont achevés de me convaincre de la supremacie des Vosges.