Et pendant ce temps, je suis en vacances...

C'est bizarre. Je me fais pas à l'idée que je reprends les cours dans quelques jours... L'art, le soutien,tout ça. Non. Je m'y fais pas du tout.Par contre je veux bien continuer de errer dans la médiathèque de Sèvres. Et continuer à observer les gens qui y bossent. Et chercher les filons de maccadamia dans les pots de Haagen Dazs. Et aussi comprendre l'histoire des idée. Et lire encore 1000 fois ce blog. Et me refaire des balades très tôt, quand le soleil est encore gris. Et aller voir des expos à Paris (mais pas la FIAC). Tout ça j'admets. Mais retourner en cours, faut pas pousser!! Le lycée ne me sert pas. En fait, j'ai l'impression que tout est déjà fini. Que le bac, toutes ces conneries, c'est déjà passé. Et pourtant je cherche toujours mon morceau de musique... Je me sens loin, peut être déjà en hypo, la fatigue et le boulot en moins. Les cours passionnants en moins aussi... Je me sens calme, jolie, imperturbable. La seule raison pour laquelle je suis heureuse de rentrer c'est que je reverrais Alex. Ouuuuuuuuuf! Ca ça va vraiment faire du bien. :)

Have fun

Où on laisse exploser ses pulsions de dessinatrice





Il y a un an, j'avais l'impression d'être au bord d'un gouffre immense. Pour moi les études sont toujours allées de soi: primaire, collège, lycée, 1°L... Fac. Tout ça me semblait un parcours naturel des choses. Après le lycée on allait à la fac. Quand je me suis renseignée un peu plus, j'ai commencé à réaliser que ce serait compliqué. Et c'est là que j'ai eu l'impression d'être au bord du gouffre. L'image est tellement ancrée dans ma tête que je pourrais le dessiner. Ah bah d'ailleurs je l'ai fait. Dommage que je sois aussi nulle en dessin. Bref. J'avais vraiment l'impression que les mois qui passaient se bousculaient pour me faire tomber dans cet abyme plein d'administration, d'options incompréhensibles et d'emplois du temps déserts. Mais heureusement pour moi, ma marraine m'a joyeusement fait découvrir un merveilleux endroit plein de dissertes et de manque de sommeil. Et m'a convaincu que c'était le mieux. J'ai donc pris d'assaut cette petite passerelle, tellement étroite et difficile à traverser, qui me laisserait encore deux longues (très longues) années de répis (à ne pas confondre avec REPOS, c'est une notion très importante). Voilà. Donc je compte bien integrer hypokhâgne l'an prochain. Parce que j'aime souffrir, parce que j'aime travailler, parce que je veux me tester, parce que je sais que ça me facilitera la vie pour les années d'après et parce que ça va me permettre de partir de chez moi.

Par contre, j'ai un peu peur.
Même si je sens que ça me plaira

P.S:désolée pour les dessins, je suis en art plastiquen c'est une honte, je sais. Mais rassurez vous, j'arrête dans 6 mois.
Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.





J'ai reçu mes billets de train. 3 pauvres petits billets SNCF qui me disent que je vais devoir me lever à l'aube à quelques jours de Noël. Que je me rendormirais à 7h du mat' dans un TGV en maudissant les portables-mp3 sans écouteur. Que j'arriverais pleine de cernes, les cheveux en bataille mais le sourire aux lèvres, dans une ville inconnue. Je serai rayonnante, même si ce sera seulement trois jours. Pour une des seules fois de ma vie, je me dis vivement lundi. Ces billet c'est l'espoir de quelques jours de bonheur intense. Même dans une ville inconnue, chez des gens que je connais à peine. Et puis les prévisions de Noël approchent. Avec les habituelles questions "tu veux quoi?", et les futurs "t'as quel âge? T'es en quelle classe? En terminale? Tu vas faire médecine(haha) ?Tu veux faire quoi plus tard?"Je fais pleins de listes sinon. Les cadeaux à faire, de trucs à emmener en vacances, de prépas à demander, de fiches à boucler, d'endroits que je voudrais visiter avec Alex, de meubles que j'aurai à déménager, de trucs qu'il faudra que j'achète après le déménagement.
Passer ce week end avec ma cousine m'a rappelé à quel point je tiens à elle. Finalement, même si je le sens pas super, Noël devrait pas trop mal se dérouler. On sera juste séparés. Alors que c'est sensé être la dernière année où je verrais tout le monde dans un état potable. L'an prochain je serai une endive cernée, la tête remplie de cartes de géo et de vocabulaire d'allemand (si si! Je peux le faire!)
Demain une petite journée de contrôles que je n'ai pas préparée du tout (la journée). Ca va bien se passer :D Je vais improviser une fois de plus. Ca va marcher (non non, ceci n'est pas de l'auto persuasion... Presque pas)
Pourtant j'ai vachement envie de passer cette dernière semaine à glander. Histoire qu'elle passe et qu'on soit en vacances.

Vivement lundi.

Après des photos sans articles, un article sans photo.

Quinze Jours
J'ai pas fait de nuit de plus de 5h30 depuis bientôt 15 jours. C'est long.
Très très trèèèès long même.

Je suis un zombi, je ressemble à Mathieu, les pleurs et les crises de nerfs en plus. Et dire que je suis même pas encore en prépa! Toutes les mauvaises nouvelles tombent d'un coup, comme si ma famille entière, mes amis et Alex s'étaient combinés pour me sortir un condensé de malheur pile au moment où la seule chose dont j'ai besoin, c'est dormir. A la limite un peu de réconfort n'aurait pas été superflu non plus.
Je rentre dans des portes le matin parce que je somnole en marchant. Je suis au bord des larmes toute la journée. Mon lit me parle. "Vieeeeeeeeeeeeeeeeeeeeens Saraaaaaaaah!!! Vieeeeens dormir!!! Regarde comme je suis confortaaaaaaaaable!" Je tente de résister. Alors je vais sur l'ordi et LA, je vois que facebook s'y met; premier message sur mon mur: "Groupe VIVE LA GRASSE MATINÉE: DORMEZ DORMEZ DORMEZ!!!". Bon. Si internet s'y met, je peux plus lutter moi.
Du coup je bosse pour arrêter de penser et éviter de dormir. Ou j'écoute de la musique à fond. C'est limite jouissif de savoir qu'on se fait du mal, en fait. Et ça nous empêche pas de le faire.

Saloperie d'insomnies, vous trouvez pas ça pathétique d'être obligé de se shooter au cointreau et au sirop pour la gorge pour enfin s'endormir à 2h du matin? Moi si.

Il y a plus de personnes tuées chaque année par des noix de coco qui tombent de l'arbre que par des attaques de requins


A Natoma (Kansas), il est illégal de lancer un couteau sur les personnes portant un tee-shirt à rayures.

Plus de 50% des gens fantasment plus souvent sur l'argent que sur le sexe.

Durant les 10 000 dernieres années, l'Inde n'a jamais envahi aucun pays.


D'après la loi en Alaska, il est défendu de donner de l'alcool à une souris.


Chaque mois de janvier depuis 1949, un mysterieux visiteur apporte trois roses et une bouteille de cognac sur la tombe d'Edgar Allan Poe.


Les 101 Dalmatiens, Peter Pan, la belle et le Clochard et Mulan sont les seuls dessins animés de Disney où les deux parents sont présents et ne meurent pas pendant le film.


Après-midi est un des rares mots de la langue française qui est à la fois masculin et féminin.

Le Vatican a une équipe de football.


Une loi dans le Massachusetts interdit d'avoir un gorille sur le siège arrière de sa voiture.


Le café et le tabac sont plus dangereux à long terme pour le corps humain que la résine de cannabis.

Sherlock Holmes n'a jamais dit, "Elémentaire, mon cher Watson."

En 1937 à Detroit, un bébé tomba du 4eme étage sur un dénommé Joseph Figlock. Les deux survécurent. 1 ans plus tard, le même bébé retomba sur la même personne, les 2 survécurent encore.


Les mois qui commencent un dimanche ont un vendredi 13.

Manger une pomme est plus efficace qu'un café pour rester éveillé.


MERCI fACEBOOK

Où on découvre de nouveaux photographes qui inspirent







Bon. Admettons. L'art plastique a peut être un interêt.
P.S: de haut en bas photos de Gonnord, Kimiko Yoshida et Désirée Dolron.

Die Welle


Bon. C'est novembre, un bilan s'impose. On est le 28, il est 9h50. Mon conseil est mardi. Donc je vais faire un p'tit bilan par matières histoire d'y voir un poil moins embrouillé parce que ces temps ci, j'ai tout sauf l'esprit clair. Le bilan donc:

Philo: C'est la grande surprise de cette année: j'aime la philo. Je m'attendais à un truc imbuvable avec un vieux barbu en chaussettes sandales et finalement j'ai une prof drôle, gentille et qui s'habille trop bien. Niveau purement cours, c'est du bonheur. On ne voit pas passer les 8h/semaine et même quand je commence à trouver le temps long (grâce à certains textes de Sartre notamment) y a toujours Suzon pour me rappeler que je suis pas en cours QUE pour bosser. =)

Anglais: Malgré mes premiers a priori pas très encourageants, un truc ne change pas: j'aime l'anglais. Même si souvent on revoit des points de grammaire que je connais par coeur ou des conjugaisons que je fais à l'oreille. Mon regret c'est que la prof ne parle pas assez anglais et que sa sois-disante préparation à "l'après bac" j'y crois assez moyen vu le niveau des cours...


Allemand: Okay. Je suis une quiche en allemand. Je hais ça de plus en plus. A la base ça doit être une langue sympa et j'aimerais bien savoir la parler sans problème. Mais nan. Les cours me saoulent, je fais quelques efforts histoire de pas ruiner ma moyenne et mes espoirs de mention au bac mais je regrette à chaque cours de pas avoir fait espagnol... Quand je pense à la pauvre prof! Elle est adorable. Ca doit la tuer que d'un cours sur l'autre on soit pas foutus de retrouver le vocabulaire ou les notions qu'on a apprise l'année d'avant (avec elle)... J'aimerais pas être prof d'allemand.
moyenne: Hm... Je serais moi j'aurais pas trop confiance...

Histoire-géo: AH. THE problem. Sincèrement si je pouvais comprendre ce qui est passé par la tête de ces imbéciles à l'administration!!! Nous foutre une prof pareille en TL?? Mais ils sont pas BIEN?? Bref. Je ne remercierais jamais assez L'Histoire géo pour les Nuls qui m'aura incontestablement sauvé mon année. Et elle, elle croit que les résultats des gens sérieux de la classe sont dus à ses mêêêêêêêêêrveilleux cours. Elle a toujours pas capté que pour suivre on a tous acheté des annales et autres et qu'on passe 2h/semaine à tout refaire. Hmpf.


Litté: Ma matière préférée. Ma chouchoute :) Même quand on faisait Pascal j'adorais aller à ce cours. Entre deux blagues et deux cassages de mecs de la classe, on fait un minimum de cours, on récupère des conseils de lectures et je rêve de tomber sur Blaise au bac de philo (en explication). J'adore. Cette prof est délirante, je l'aime beaucoup. Et puis Beckett me plait alors que demande le peuple :)


EPS: J'avoue que je ne saurais trop quoi en dire étant donné que, m'évanouissant à chaque séance d'endurence, j'en ai rapidement été dispensée...

Art P: Je ne peux pas blairer la prof. Refaire 1000 fois un projet, faire des dossiers par nous même, ne pas avoir de cours, flurter avec l'élite de l'art contemporain/conceptuel, c'est juste pas pour moi. Moi j'aimais la Renaissance. L'histoire de l'art ou on a vraiment des cours. La pratique où on a le droit de trouver nos idées seuls et pas forcément inspirées par je ne sais quel artiste inconnu. JE N'AIME PAS L'ART. Je compte les semaines qui me séparent du bac. Surtout l'oral.


Musique: Trop bien. Je retrouve un niveau perdu depuis trop longtemps. Même si il dicte vite, j'adore ce prof. J'ai l'impression d'apprendre pleins de choses tout le temps. C'est cool :)

LE DJEMBÉ EST À LA MUSIQUE CE QUE LE COUTEAU EST À LA PURÉE

Je trouve ça tellement kiffant les discutions à la cons à minuit passé, quand la seule chose qu'on attend c'est se foutre sous une couette mais qu'on peut quand même pas décrocher des actualités astrologiques de facebook ou des blablatages socio-politiques (ou de mecs, c'est au choix) avec une bonne pote sur MSN...





Somewhere in the shadows


Oui.
Oui Mathieu va partir en pension parce qu'il sait pas bosser. Oui Alex est malade. Oui j'en peux plus de Pascal. Non je n'arrive pas à gérer mes sentiments. Oui je veux me faire une soirée cocktails avec Marion. Non je n'ai presque plus de relation avec les personnes de ma famille, surtout mon frère. Non je ne supporte pas de ne pas tout gérer dans ma vie. Oui j'ai besoin d'Alex pour vivre. Oui je me sens salie. Oui j'en ai marre.

Oui.
Oui je me sens seule et inutile.
Oui je sais que je ne suis pas sensée avoir de raisons de me plaindre.


Et j'aime m'exploser les tympans à coup de musique trop forte. Non ça ne règle aucun des problèmes.

Le sucre, c'est le truc qui donne un sale goût au café quand on en met pas


Fatals Picard, dans le train de 10h 17.
Ah. En effet. C'était aujourd'hui le grand départ.

C'est marrant mais malgré la conscience totale de ce voyage vendredi 13 novembre, le 12 au soir j'arrivais toujours pas à y croire. Je me sentais un peu happée vers l'inconnu et mon esprit devait sans doute faire abstraction au maximum de l'idée de 2 longs jours de philo dans une ville inconnue. Mais finalement j'étais là. Les groupes s'étaient déjà formés. Les ES d'un côté et au moins deux ou trois regroupements de L d'un autre. Donc j'ai passé ce séjour principalement avec Morgane, Marion et Aurélie.
Quand on est arrivés on a découvert le Mans, on a retrouvé de vieilles connaissances ( HUM) et on a filé vers le Palais des Congrès. Après un posage de sacs assez rapide on s'est tous dispersés aux quatre vents pour déjeuner (Bon. Admettons que les 4 vents se dirigeaient effectivement souvent vers Mac Do...) Après un panini au chèvre ("mais... C'est pas acide?" "Bah si" "Tu fais plus ton régime?" "Bin si pourquoi???" ) on s'est re réunis à 15 heures pour aller à la première conf. On s'attendait ('fin moi en tous cas) à endurer des heures de blabla philosophique incompréhensible. Bin on avait pas complètement tord. Mais un peu quand même.
Déjà sur les intervenants y en avait que 2 ou 3 qui étaient philosophes. On a plutôt vu des antro-paléontologues. Et puis on avait le droit de sortir si on voulait. On pouvait parfaitemment rester 1min30 au début et revenir après une "pause clope/café/mac do/balade/shopping de 2h45. Par exemple. La salle était géniale aussi. Un amphi de 300 personnes à vue de nez, avec des fauteuils moelleux et des tables retractables. La folie quoi :D
Le premier à s'exprimer a été un historien. Tout les lycéens ont fait attention à ce qu'il disait. Mais au fil des conférences, on a très vite ciblé ce qui nous interessait... Ou pas. La littéraire qui parlait de Vercors, c'était plutôt ou pas d'ailleurs. On ne comprenait même pas ce qu'elle venait nous parler de la coresspondance de Vercors alors que le sujet du colloc' c'était "animalité: Qui sont les animaux?" Au bout de 2h de conférence, je voyais rien qu'à mes notes que je commençais à m'endormir. On s'est donc bougées pour se faire une pause café bien méritée. Un p'tit bar chaleureux au pieds du palais nous a accueillit avec bonhommie. 3 chocolats chauds et une menthe à l'eau plus tard, en passant par nos impressions du colloc et allégées de 4€72, nous sommes retournées dans l'amphi pour assister aux 3 dernières minutes de la conférence.
C'est alors qu'on a découvert cette chère auberge de jeunesse ...
On a commencé par se faire souffler la chambre de 4 alors on a demandé 2 chambres de deux côte à côte. Et bin ils avaient oublié la notion de COULOIR apparemment puisqu'une des deux chambre était à un bout et l'autre à l'exact opposé. BREF. On a compris notre malheur quand on a vu la chambre. Well, pour être juste on l'a d'abord sentie... Mais depuis combien de temps cette chambre n'avait-elle pas été aerée??? Et hop! des taches sur les matelas! Et hop! des couvertures mitées! Et hop! un matelas posé à même les ressorts!
LA FO-LIE vous dis-je!
Quand on mangé, un repas sodexo sympathique, un p'tite chenille s'est invitée au milieu d'une salade.

Suspense... Suite au prochain épisode, pas le temps de finir

I swear










Heuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu... La tout de suite j'ai pas le temps (okay, la flemme) mais PROMIS!!!! je vous raconte le colloc du Mans bientôt!!!









Je ne vis que dans ses yeux


Brr. Il fait tout noir. Tout sombre. Y a pas eu un rayon de soleil de la journée et il doit faire 2°C dehors. Comment ça novembre? Quel rapport?
J'ai passé ma journée à faire semblant de bosser, à attendre Suzon, à trainouiller sur facebook et à trouver de nouvelles musiques pour mon mp3. Quand je me suis mise en tailleur sur mon canapé, avec mes deux pulls, mes cheveux en bataille et mon bol de nouilles chinoises dans les mains pour me tenir chaud, je me suis vraiment sentie en hiver. Mais dans une autre année. Il ne manquait qu'Alex pour que je m'imagine un p'tit studio pourri, un clic-clac, un master d'histoire et surtout lui à mes côtés. Après j'ai allumé ma télé et j'ai dévoré mes pâtes en regardant The Nightmare before Christmas et j'ai essayé de ne plus y penser.

Il fait déjà nuit dans ma maison. Il est 17h49. J'aime pas l'hiver. J'aime pas le nouvel ans. Je sens que je vais haïr les vacances de Noël. Celles qui vont me séparer d'Alex si longtemps. Mais ça n'a aucun rapport bien sûr.


Ouah.
Je me sens légèrement... Sonnée.

J'ai l'impression d'avoir vécu un genre de rêve. Un looooong rêve d'une semaine. Une parenthèse de bonheur loin, très loin de ma monotonie lycéenne. Ou plutôt, c'est maintenant que j'ai l'impression d'être hors de la réalité. Là. Maintenant que je suis rentrée à Villepreux et que je me rends compte que ce n'était que des vacances.
C'est drôle non? J'y ai vraiment cru. Un appart, une vie à deux, des distractions, des tâches quotidiennes... J'ai sincèrement cru que j'avais sauté 3 ou 4 ans. Pour une fois j'ai accepté le bonheur sans le remettre en question et en profitant de chaque seconde. Du coup j'y ai vraiment cru. Mais là je trouve que ça fait un peu mal quand ça s'arrête. Ah bah oui. Parce que je me suis trompée. C'est pas ça ma vie. Les rêves ça s'arrête. On est samedi soir, je suis rentrée, j'ai l'impression de pas totalement réaliser que c'est fini. J'ai plus tendance à penser à la montagne de trucs à faire que j'ai délibéremment ignorée pendant une semaine de bonheur pur. Quand j'aurais fini la prépa, j'habiterais avec Alex. Parce que c'est la plus belle chose qui puisse m'arriver.

Persepolis- Marjane Satrapis


" Pourquoi regardes-tu cet homme?
- Eh bien, parce que je le dessine.
- Oui mais tu n'as pas le droit de le regarder. C'est contre la morale.
- Que voulez-vous que je fasse ? Que je dessine ce monsieur en regardant la porte ?
- Oui."



Le bonheur est une chose qui se vit et se sent, et non qui se raisonne et se définit.


Manger une pierrade après avoir dansé pendant deux heures. Se réveiller à 4h17 et discuter pendant des heures. Se rendormir vers 6h l'un dans l'autre. Se lever à 7h36 pour se balader dans la brume humide du matin. Faire le cadeau d'un petit déjeuner surprise à ceux qu'on aime. Regarder Enfin Veuve en mangeant du poulet rôti. Passer l'aprem sous une couette. Trainer dans Shopi et croiser ses élèves au détour d'un rayon. Acheter des chips au crevettes et des ours à la guimauve. Et les manger bien sûr. Se blotir contre lui en regardant les Simpsons. Et puis aller se coucher. Se lever encore plus tôt que la veille pour aller se recoucher un quart d'heure plus tard. Faire un concours de croque-monsieur. Se disputer pour des conneries et comprendre les vrais problèmes du couple. Les régler. Parler. Se revoir. Rentrer sous la pluie.
S'aimer.

C'est drôle comme des tout petits bonheurs qui s'accumulent, ça fait les moments les plus heureux d'une vie.

Merci mon amour.


Apprendre à vivre... Ou comment se faire un délire pendant un cours sur le Konjonctiv eins


Je me sens bien. Pas fatiguée, heureuse. Je lis, je m'en sors en allemand, je bosse vraiment et ça marche. Même en histoire. Même avec une prof aussi naze qu'inutile comme la mienne. J'ai envie de sortir, de lire Manon Lescaut sous ma couette jusqu'à 3h du mat' quand il y a de la pluie dehors. D'aller à la fête de Suzon et de plus me reconnaitre. D'aller au ciné en ratant mon train à Versailles. De faire des trucs fous et improvisés. De passer du temps à parler, nue, sur un lit deux places. De re re re re re [...] re re re re lire Cyrano de Bergerac. Mais de le lire avec Alex. D'avoir une bibliothèque dans ma maison plus tard. De manger des cerises. De remonter la pente en art. De passer une semaine merveilleuse de vacances. De parler de littérature avec Claire. De me tapper des barres en allemand. D'aller en prépa à Sèvres. De réussir à faire une disserte de philo potable. D'avoir mon grand écart. De comprendre Pascal. De parler d'avenir.
Et surtout d'avoir confiance.
En moi. En elle. (Je dis pas "en lui" puisque c'est en lui que je place la plus grande confiance du monde). En mon avenir. En mes capacités. En la beauté de ma vie.


C'est tout.

Un roi sans divertissement.


J'ai envie de faire des trucs qui m'interessent vraiment. Ces temps ci j'ai l'impression de passer mon temps à faire des gâteaux sans gluten histoire de pouvoir becter quelque chose le matin et de bosser sur des cours qui ne m'interessent pas.
Ce matin, j'm'étais dit qu'à 10h maxi j'étais au boulot. Que j'allais me refaire ce cours d'Histoire parce que, de toutes façons j'ai pas le choix alors bon. Il est bientôt 2h. Je suis en train de regarder des blogs d'hypokhâgneux en train de bader sur leur prochaine kholle. Alors que je devrais bosser sur les millions de trucs que j'ai à faire en art. Pourquoi je les envie? Ils sont en train de souffrir, de galérer devant des profs qui leurs répètent qu'ils sont nuls et qu'ils n'auront jamais leur ENS. Parce qu'eux, au moins, ils ont choisit. Moi, je me fais chier. Je bosse pour mon bac, parce que j'ai pas le choix. Parce que j'aimerais bien avoir ces petites lettres à inscrire sur mon dossier. TB.

Quoi? On a tous le droit de rêver non? Si je fout pas tout en l'air en philo et que je réussi à me faire un dossier pas trop minable en art ce serait même possible. J'vous laisse. J'vais m'y mettre. 'Fin essayer quoi. J'viens de me préparer la parfaite trousse de la bosseuse (= thé brûlant, bouillotte, table éclairée, dicos en tous genres et évidemment affaires de cours). J'ai plus d'excuse pour procrastiner (okay. J'en avais déjà plus y a 2 heures mais bon...)


Et OUI, je suis blasée. Même si il y a pleins de choses qui me rendent quand même vachement heureuse en ce moment. J'en parlerais plus tard, là je préfère me plaindre.

Moi aussi j'ai eu un orgasme en criant "J'AI FINI MES TPE!!!!!!!!!!"


Ils sont jeunes, innocent, ils sortent du CDI.
Pourtant on les avait prévenus, ces pauvres petits premières. Ils nous avaient vu souffrir, ils avaient même anticipé leur douleur en passant leur été à maudire ces TPE de merde en se disant qu'ils allaient passer la pire année de leur vie entre le bac français (voir plus pour les L) et les travaux personnels encadrés. Et tout ça pour en arriver à quoi? A un jeune ado, sortant de ses deux premières heures de conférence où il a soigneusement appris à linker des sites internets et à cracher sur Wikipédia, qui dit à son pote

"Hé!! Mais en fait, c'est QUE pendant 6 mois!!!!!"

Ah! Ils sont tellement mignons! "Que" six mois... Dans 3 semaines ils se rendront déjà compte que ce n'est pas "QUE" 6 mois. Après avoir rit de la phrase "Bon... Vous réfléchissez à vos TPE pendant la semaine" de leurs profs, ils angoisseront de ne pas avoir trouvé de sujet au bout de 4 scéances. Ils se mettront à compter les semaines, les séances, les heures, mêmes parfois les minutes qui les séparent de la fin de cette épreuve. Ils se feront porter au grés des humeurs de leurs profs qui changent d'avis tous les 15 jours.
Mais ils n'auront même pas encore fait le pire. Vers Décembre, ils se sentiront heureux en se disant qu'il ne leur reste que 3 ou 4 séances. Sauf que non. Car au bout des TPE se trouve l'ORAL !!
LA première épreuve du bac, mystèrieusement fichée mi mars (???) Pour laquelle ils vont baratiner sur deux pages de synthèse en disant que
"Les TPE m'ont beaucoup apporté au niveau du travail de groupe (= merci, grâce à vous je peux plus saquer des potes que je connais depuis la maternelle) et de l'autonomie du travail sur une longue periode (= de toutes façon on a pas bossé pendant 4 mois et demi et après on a paniqué). Ca a été une expérience très enrichissante (= on s'est fait chier pendant 6 mois)"

Et puis ils bosseront pendant des week end entiers juste pour paufiner leur oral, se préparer aux questions et se répéter mutuellement 20 000 fois "T'oublies pas ta convoc', hein?? Promis??". Les filles mettront 3 jours à choisir quels vêtements ne feront pas trop tâche mais pas trop coincée non plus... Il faut impressionner le jury.
S'ils ont des potes en 1° dans d'autres lycées, ils les haïront d'afficher sur facebook "ouaiiiiiiiis! J'ai FINI mes TPE!!!!!". Et puis finalement, un soir, ça sera fini. Pour toujours. L'épreuve sera passée et on pourra oublier en paix ces 6 mois pénibles. Sauf que non. On a passé l'épreuve, on veut avoir les résultats. C'est là qu'ils apprendront qu'ils ne les auront pas avant le bulletin officiel de juillet parce que "c'est une note d'examen". Mais les profs de TPE les savent déjà, eux. Sauf qu'ils n'ont pas le droit de les dire. Les premières auront la rage une semaine, seront obsédés par ces notes si proches mais si lointaines. Et puis ils oublieront. Jusqu'à ce qu'ils entendent, arrivés en terminale, un simple
"Ouaaaaaah! Mais ça va être génial, en fait, les TPE"
d'un p'tit jeunot qui n'aura rien compris...

Ou l'on crise légèrement en ne comprenant rien au foutoir du cours d'Histoire.

Dès le premier cours on a maudit les ES de toutes nos forces pour nous avoir refilé cette prof. Mais on ne connaissait pas encore notre malheur. Ca faisait 2 ans qu'on avait une prof merveilleuse, génialissime et avec qui on a engrangé les connaissances. Les vaches grasses quoi. Maintenant, on souffre. Coincés pendant 4 heures interminables dans des cours mous où se mélangent une profusion de dates inutiles et l'incompréhension générale des faits majeurs de la Guerre Froide.
Ah. Vous savez comment répondre à un élève qui ne comprend pas une notion du cours?? Ne vous foulez pas à répondre. Renvoyez le simplement aux définitions ambigüe et abstraites de son manuel et sermonez le en lui disant qu'il aurait du lire ça depuis des mois voyons!
Voilà comment on en arrive à bénir Amazon et "le bac d'Histoire-Géo pour les Nuls" et à se résoudre à passer son année de term à faire son cours soi même puisque la prof est définitivement à chier.
BISOUS LES LOULOUS

P.S: Prochain article sur les TPE

Euuuuh... J'voulais remercier Suzon sans qui je ne serais pas là où je suis maintenant. Alors merci Suzon. =)


Merci vieille bique! T'es super!
Tous ces cours sont assomants, compliqués et déroutants quand on a 40 de fièvre mais je vaincrais. J'ai passé 20 000 ans à tenter vainement de capter la litté mais ça a plus ou moins fini en "mais POURQUOI il en est pas resté au MATHS ce coooooon!!!!!"
Bref.
Merci de m'avoir ramennée à la dure réalité de la vie alors que je planais tranquille entre deux antibios et un Comte de Monte-Christo. Si y avait eu Alex j'aurais frôlé le bonheur... Mais PASCAL ne l'aurait pas permit. Ou plutôt, il n'aurait pas permit que je m'englue dans le divertissement alors que je devrais me penser et me concenter un peu plus que ça sur ma misérable condition humaine. D'ailleurs Descartes ne me l'a pas accordé non plus puisqu'il a bien rigolé à m'expliquer son cogito ergo sum. En plus Alex passait me voir pour m'engueuler parce que j'avais l'air vaguement travailleur alors que j'aurais du ronquer gentiment dans mon lit. Et on OSE appeler ça un "congé"????
Et alors je te parle pas du lycée qui a appelé toutes les demi-journées pour être SÛR que j'étais bien malade. Donc mes parents ont du batailler pour assurer que "non ils ne me couvraient pas" et que "oui, ma fille est effectivement clouée au lit, aphone et angineuse, OUI, comme ce matin..."
Une belle partie de joie (et d'aspirine) donc.
V'la(n?)
See you tomorow pour le retour à l'ordinaire ET aux merveilleux cours d'histoire de notre prof d'amour. Re-merci la miss. Jtdptdrxdlolmdruswaucarré (comme dirait l'autre)


P.S (pour les autre aussi) J'ai mis en lien un excellent sketch de Dupontel sur le bac. Alors
CLIIIQUEZ BANDE DE NAZES!!!!

Où l'on fait un point sur sa vie d'artiste.


Et elle continue, justement, la vie.
Entre les cours de philo sur la conscience, les quintes de toux, les prises de tête sur Pascal et les virus d'art plastique. La prof n'a toujours pas compris qu'on avait rien glandé en art depuis deux ans et qu'on envisageait vaguement les 5h hebdomadaires de sa matière comme un genre de sieste et que sa venue n'avait pas modifié nos bonnes vieilles habitudes de procrastination. On a essayé de lui faire passer le message en douceur au bout du 42° "mais vous l'avez peut être déjà fait avec la prof de l'an dernier non?". Peut être qu'on en avait marre de lui répondre "euuuuh NON" d'un air blasé tout en se lançant des coups d'oeil rigolards histoire de se rappeler le temps bénni de siestes pendant les vidéos d'art conceptuel. Elle a l'air de nous prendre pour des passionnés aussi. Qui seraient capables de dépenser 20€ pour envoyer une vidéo à New York, par exemple, au hasard. Ou encore de s'acheter une douzaine de Taschen à 30€ l'un. Je sais pas si elle nous prend pour des passionnés ou pour des riches mais en tous cas elle doit nous confondre avec des fakheux surdoués: elle nous parle en langage technique d'art en étant certaine qu'on a TOUT compris (comme quoi il faut se méfier de nos certitudes... Je peux l'utiliser dans ma disserte ça?? Hmpf. ) et quand elle vera notre première série de croquis, je crains qu'elle ne se prennne une douloureuse claque.


Sur ce, rendez-vous à la FIAC, saluez Martin Parr pour moi.

Où on souhaite un très bon anniversaire à une amie chère


Devons nous nous méfier de nos certitudes?



Et oui ça y est. Je suis en terminale L. Sa philo, sa litté, sa grippe A.

Je me sens très décalée par rapport à pleins de gens mais je me rends compte de ce qui est réellement important dans ma vie. Les quelques personnes que j'ai envie de revoir "après", LA personne avec qui je veux vivre et les projets que je veux vraiment réaliser.
C'est drôle cette façon de parler. "Après". Comme si un abîme nous séparait des études suppérieures. On nous parle tellement du bac depuis le CP qu'on a du mal à s'envisager dans autre chose que des études obligatoires... Et pourtant! Pourtant c'est la dernière ligne droite. Il va falloir choisir. Aller sur admission-postbac, notre nouvel ami que nous apprendrons bien vite à haïr. Ordonner les voeux, envoyer des dossiers. Se taper des séances d'orientation et des salons d'étudiants. Et puis d'un coup arriveront les épreuves. Cet examen avec lequel on nous saoule depuis si longtemps alors que ce n'est qu'un vague rite de passage qui n'a plus aucune valeur vérirable. Si on ne l'a pas il nous bloque. Si on l'a il ne sert à rien.
"Quelle vanité !" aurait dit Pascal.
Et il y a ceux qui ne savent pas. Ceux à qui on met la pression: il faut choisir, vite! Un avenir! Trouver une porte de sortie même si on est en L et qu'on finira tous au chômage! Il faut trouver! Quitte à finir à la fac de lettres parcours philosophie comme tous les autres. Quitte à choisir un IUT pourri qui mènera à un quasi-esclavage. Quitte à choisir la voie de l'excellence tout en sachant qu'on va se brûler les ailes.

J'ai un peu l'impression d'être écrasée contre la rudesse du temps.
Et pourtant ma vie actuelle me plait énormément.
Mais tout ça va trop vite.


Et si Pascal avait raison?







Claire. Bon anniversaire pour tes 17 ans. Je suis désolée de ne pas pouvoir te les souhaiter en face. Je serais toujours avec toi. Juré (L)



" Arrête euh... Attends!!!" "Non. Toi t'attends. T'attends un enfant Armelle. Et t'es dans le déni"




Juste un petit mot pour vous dire que je surkiffe la philo.

Et Socrate. Et Platon. Et Descartes. Mais pas Pascal.

Voilà.

C'est dit.


P.S: l'art P s'annonce sympatique aussi cette année, même si la prof nous prend un peu pour ce qu'on est pas en nous promettant entre 16 et 18 au bac (ce serait cool remarque)

Il y a des gens qui ont des bibliothèques comme les eunuques ont un harem


Bon bon bon... J'avoue que je ne sais pas trop quoi penser là.
Que dire de ce premier jour de cours? D'abord que le réveil n'a pas été trop dur. Commencer à 10h, ça va, je gère =) Le cours d'Histoire, tout de suite, ça allait vachement moins bien. Entre le rythme mollasson de la prof (contre un rythme bien soutenu où on pouvait apprendre pleins de choses l'année précédente), les fiches de présentation avec la profession des parents à remplir et le cours sur... Ah bah sur les fiches justement (méthodes plus ou moins évidentes et/ou inutiles, barrer la mention en trop) on peut dire qu'on a passé deux heure à rien faire. Bon. Rendons à Caesar ce qui est à Caesar: on a quand même noté 3-4 lignes de cours. L'an dernier, dans le même temps, on aurait gratté au moins une page (voir et demie). Bref.
A la cantine c'était pas bon, faut pas changer les bonnes habitudes mais par contre les serviettes avaient changé de format. Passionnant n'est-il pas?
Et puis il y a eu mon premier cours d'anglais en LV1 :D Très décevant je trouve. Je ne vais pas me formaliser sur un premier cours mais je trouve le niveau de la classe
très bas et que la prof parle beaucoup trop souvent français. On peut pas progresser dans une langue comme ça. Du vocabulaire a apprendre, c'est déjà un bon point. Je verrais bien lundi si elle se met à parler un peu plus english. Ca m'arrangerait .
Et la musique. Enfin. Sincèrement le prof nous prenait tellement pour des collégiens que j'ai été étonnée qu'il nous demande pas de ressortir nos flûtes en plastique! Mais j'ai été heureuses de retrouver un niveau vocal que j'avais perdu depuis au moins un an :)
Voilàààààààà!
Un article un brin plus optimiste que celui d'hier! J'ai hâte de découvrir la philo lundi ( cette journée où j'aurais des doubles heures de tout :) )
Sur ce je vais prendre un bain (oui, je sais, ma vie est palpitante =D)

P.S: "N'oubliez pas que cette année c'est le BAAAAC" * Phrase à imaginer devant un prof menaçant, les yeux exorbités et les papates en avant*

Chaque joie est un gain, et un gain est un gain, si petit soit-il.




Je ne pensais vraiment pas que voir une boite de pansements anti-ampoules sur mon bureau me rendrait si heureuse.
C'est fou non?

Où l'on se pâme devant un agenda neuf et où les lectures estivales nous inspirent de nouveaux titres


J'ai envie de rentrer.
De reprendre les cours.
De commencer cette fameuse année sans aucune matière scientifique.
De tester les cours de philo.
De voir si j'ai progressé en anglais et si je suis capable de suivre des cours LV1.
De connaître la nouvelle prof d'art et celui de musique.
De donner des cours de soutien.
De me prouver que je suis capable de travailler. Et de le faire.
D'user mes deux nouveaux agendas et mon bloc de feuilles neuf.
De rigoler sur la philosophie Platonienne et d'avoir des débats sur la légalité du rire chez les dominiciens.

Où l'auteur(e?) se plaint des durs aléas de la vie et de ses décisions sportives.


Ca fait quelques jours que je suis rentrée, officiellement 3 jours que je fais du sport. Méfiez vous du sport. Au bout d' 1h30 de marche rapide et de retour chez moi, j'avais une énorme ampoule fichée au milieu du talon, rouge, flasque et sanguinolente. Et bin croyez moi ou pas: les ampoules ça fait mal. Et j'en ai eu la nette confirmation hier.
Car non découragée par ce pitoyable (mais douloureux) bobo, j'ai décidé, au milieu de ma folie pré-rentrétale, d'aller courir une heure, de 9h à 10h. Quelle erreur ce fut! Enfin non. En fait, à ma grande surprise, c'était même plutôt cool. L'erreur c'était surtout d'avoir mis des chaussures pourries. Parce qu'en rentrant, j'avais légèrement mal au pieds droit, au pouce plus précisément (le même pieds que l'ampoule de la veille bien sûr, hein! Sinon c'est pas drôle!). Ah oui, les deux énormes ampoules ouvertes que j'ai découvertes sur celui-ci m'ont plus ou moins éclairées sur la raison de ce mystèrieux mal...
Enfin! Du coup ça m'a donné un prétexte pour me faire racheter des chaussures! (Y a toujours un point positif dans toutes choses ^^). Je suis donc propriétaire de deux très jolies paires de baskets dans lesquelles je ne peux pas rentrer. Pratique n'est-il pas?

Moi je crois que je vais me remettre à la corde à sauter...


P.S:  J'allais oublier les formidables courbatures que je découvre à des endroits insoupsonés de mon beau corps gracile... 

Où il est question de moutons punk, de brouillard et de Guinness


"Alors Sarah? Qu'est ce que tu nous a rammené d'Irlande???
_ Erf... Bin... Des tampons?
_ Ah. Euh... Merci"

Un matin je me suis réveillée, à moitié sonnée, à midi moins le quart. Et d'un coup tout m'est revenu en mémoire: les voitures qui roulent à gauche, les panneaux en gaelic, les enfants en uniformes!
GLOUPS!
J'étais en Irlande.
A Kilflynn, dans le Kerry.
A 100 m du resto du meilleur ami de ma mère qui m'accueillait cette semaine là.
Du coup je me suis levée en faisant le moins de bruit possible pour essayer de pas trop réveiller Lilou. En bas y avait Simon, comme d'hab. Le boulot de garçon au pair ça commence un peu avant midi... On s'est pris un café, on a parlé d'avenir et Caherine est arrivée. Catherine c'est la femme du meilleur ami en question (Vincent). Quand les enfants se sont levés on est allés au restaurant pour se faire un pique nique et on est partis faire une balade au bout de l'€urope.
Au lac d'Anascaul on s'est arrêtés pour manger. WOUAHOU. Je pense que c'est à ce moment précis, quand j'ai vu ce lac et ces cols sous la brume, que je suis tombée amoureuse de l'Irlande.
Lilou a grimpé dans un arbre et 2-3 secondes plus tard, je la ramassais, coincée entre l'estuaire du tronc d'arbre, le dos écorché et les plaies à vif. Heureusement, super Simon était là, muni de ses 12h de formation et son AFPS en poche. C'est à ce moment précis qu'on a réalisé que les trousses de First Aid anglaise ne sont PAS constituées pareil que celles de France et qu'accessoirement, elles sont nulles.
On a fini par partir, Vincent ne voulait pas nous dire où. Et puis d'un coup, on était au bout du bout de l'€urope. Le plus à l'ouest possible. Slay Head. Une grande ile recouverte de brume, entourée de paturages presque fluo et de moutons punk. Au pieds de la presqu'île, en contre-bas du village, il y avait un grand mur de pierres. Des centaines de petites pierres plates entassées les unes sur les autres. On a trouvé l'endroit parfait pour faire un shooting. Sur le retour, on a du traverser un ruisseau qui courrait sur la route, et on roulait toujours à gauche. On s'est arrêtés dans un pub et on y est restés tellement longtemps que j'avais l'impression que le temps s'était arrêté avec nous. Quand on est sorti après quelques Guiness et 7up, il était 21h30. On a croisé quelques moutons qui rodaient sur la route... J'avais l'impression d'être revenu deux siècles en arrière. En rentrant, y avait des français au resto, alors on est restés manger des pâtes et discuter avec ces représentants de la communauté hexagonale autour d'une crêpe au caramel beurre salé.






Rhoooo. Je suis encore dans un bordel pas possible! Ca devient de pire en pire: mes différents sacs et valises s'entassent en attendant qu'une apparition divine (en l'occurence, moi) vienne se bouger un peu pour ranger ce vaste gouffre sanguinolant de bouquins trop lus et de lettres froissées qui est sencé me servir de chambre.

Bon. Je suis arrivée à St Dié après l'anniversaire de ma soeur et un long périple dans un TGV à écouter les beatles et blind melon (ce qui a donné lieu à une reflexion intense sur l'origine du mot melon dont je vous épargnerais l'ennuyeuse déblatération). Evidemment je t'ai sauté dans les bras presque en pleurant de bonheur... Et oui, 24 jours, c'est long. Après une journée de glandouille, d'adaptation au climat (et oui! La chaleur des Vosges, c'est autre chose que la Bretagne) et de baignade, on est allés, le 3° jours, visiter St Dié et son super Musée. Il y avait des uniformes qui allaient de 1945 à 1820 (oui, on a fait la visite à l'envers) et une alarme qui en a fait paniqué plus d'un! Et c'est sans compter le bouton magique...


"Tu veux VRAIMENT appuyer là dessus?
_ Bin ouais! Ca va être marrant!
_ Bon... Bah je me mets un peu plus loin alors..."


[...]


bzzzzzzz

"C'EST TOUT????"

Le lendemain, on a fait la Pierre de Lettre/L'être/L'hêtre/Laitre (choisissez la version que vous trouvez la plus poétique). Seuls. Alex et moi. Cette superbe balade a donné lieu à des sauvetages improvisés : "Sarah? T'es encore tombée là???" et surtout à un débat culino-éducatif de 4h30 à 627 m de hauteur. Que voulez-vous, chacun ses loisirs! Le 2 août, on est allés à Strasbourg, devorer des bretzels et visiter la cathédrale. Dommage qu'on ne puisse pas se marier dans cette église quand même... Mine de rien (ou presque) ça en jette! L'horloge astronomique ne marchait presque pas mais elle était grande alors ça allait. Quoi qu'une grande horloge qui sert à rien, c'est encore pire qu'une petite... Bref. Y avait aussi l'argent de poche des prêtres dans un grand trou avec une grille dessus. Un vrai trésor. Je pense que quand le clergé veut se faire un bon gueuleton, ils piochent là dedans. En rentrant de Strasbourg, on a traversé quelques bleds d'Alsace. Entre Schweighouse-sur-Moder, Pfaffenhoffen et Rosheim, on percevait vaguement la tendance germanique! On a fini par dévorer une Flammenküche avant de retourner se pieuter.
Quelques jours plus tard, alors qu'on regardait paisiblement
Les Visiteurs, on a été raflés pour une balade à but géocachien. Les sandwichs jambon-munster-tomates-vin blanc ont achevés de me convaincre de la supremacie des Vosges.





15h11... Merde.
Ca fait une heure que je devrais avoir fini ma valise. Mais non. Je suis au milieu de 7 ou 8 tas de fringues qui sortent de ma valise de Bretagne/se préparent à s'engouffrer dans celle des Vosges (rayer la mention inutile), sur mon ordi. Je classe mes photos. Et ouais, j'ai une valise à finir, un sac à préparer, une chambre a cleaner un minimum, mais moi je suis en train de classer mes photos, écouter the Jet et surtout à rêvasser. Je sens que ce voyage vers St Dié va être looooooooooooooong!!!
Ma valise trône au milieu de bouquins de philo, de fringues à repasser et de trousses diverses. Elle attend que je finisse de la remplir. Bon. Etape fringues bouclée... Le plus dur pour la fin: les livres.
Aloooooooors... En gros j'ai le choix entre lire l'Odyssée (obligatoire pour la rentrée), Harry Potter and the Half-Blood Prince (que j'ai trop envie de lire) et ne rien emmener pour profiter un max d'Alex.... Hmpf... Bon et puis y a aussi les liaisons dangereuses que je devrais relire quand même... Ou sinon je pourrais commencer Le Nom de la Rose après avoir achevé le Baron Perché... Ou bienun bon petit Hugo pour me détendre! Ou alors... Rhaaaaa! STOP STOP STOP!!! Mais pourquoi je lis autant??? Pourquoi les livres de cette liste de litté sont-ils TOUS intéressants??? (enfin, sauf les mémoires d'outre tombe de Chateaubriand peut être...) Pourquoi les SEULS bouquins qui me tentent vraiment pas, ce sont ceux que je suis obligée de lire pour la rentrée?? Pourquoi je préfère lire HP en anglais plutôt qu'un bon bouquin en français? Et surtout POURQUOI y a pas Harry Potter sur ma liste de littérature????















RHAAAAAAA!!!






















Bon. Je vais prendre Harry Potter. Marre d'être sérieuse. Je prends le Baron aussi. Je lirais Homère en Irlande et je chercherais un résumé pour Laclos. Je lirais la litté pendant l'année. Même si c'est pas sérieux. Besoin de me détendre.






















Oui, je t'ai entendu toi au fond. Ouais ouais, toi, le mec au pull rouge qu'a dit "mais c'est quoi cette tarrée qui veut se détendre en lisant un bouquin en anglais et qui nous expose sans remors la vie de sa valise??". Et bin tu sais quoi? Ta gueule.

Have a nice Holidays :DDD I'm leaving to faaaaaaaaar!!!